Ecriture·Textes

Cher U,

Cher U,

Tu ne liras sans doute jamais ces mots tordus, ces phrases longues et bancales qui n’ont de sens que pour moi. Je ne m’embarrasse pas de formules de politesse. Tu m’as dit un jour qu’elles étaient inutiles, futiles, sans réel sens et dénuées de sincérité. Je suis du même avis.
Tu ne sais pas que je me suis imaginée des milliers de fois poser ces mots sur ce papier. Il n’y a que moi pour écrire des lettres de nos jours où l’électronique prime.
J’ai besoin de reconnecter avec la passion que nous partagions. L’écriture.
Te dire que tu ne me manques pas serait un mensonge. Un énorme mensonge. Ton absence creuse chaque jour un profond ravin dans mon cœur. Je suis pleine d’un vide qui prend toute la place. Ton vide.
Tes messages plein de douceur ne réapparaissent plus sur mon téléphone. Combien de fois ai-je réactualisé mon fil Instagram pour voir si tu m’avais répondu en moins de quatre jours ?
Je me réveille désormais sans le moindre espoir de voir ton nom sur mon écran.
Tu ne peux pas t’imaginer combien je me sens seule et désespérée. Je souris, faire comme si j’avais tourné la page, mais je ne fais que la relire.
Je me remémore chaque soir notre conversation avant que tu ne m’oublies. Avant que tu n’effaces tout de moi, de nous, de ta mémoire.
En ce moment j’ai l’impression que tout me pousse vers toi. De simples étoiles, une banale tornade, le souffle commun du vent, la douce lumière du soleil, de simples merveilles, le sens de l’honneur…. C’est affreux. C’est comme si le cours des événements ne voulait pas que je t’oublie.
Je ris en parlant de toi. Je t’insulte pour ne pas te chérir, je parle à d’autres garçons pour qu’ils rivalisent avec toi. Mais aucun ne t’arrive à la cheville. Aucun n’a ta délicatesse, ta douceur, ta franchise, ton cœur, ton corps, tes mots, ta façon de me toucher sans tes mains.
Et pourtant je dois me faire une raison. Tu ne reviendras plus. Celui qui me faisait sourire pour un rien m’a tout simplement rayée de sa vie.
Mon cerveau a compris, pour mon cœur, c’est tout autre chose.
A jamais, dans un futur qu’on avait idéalisé.
Marie

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